« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d'être soumis à Dieu et du soin que vous aurez de soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que vous le pourrez de faire la guerre : c'est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela ; j'ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l'ai soutenue par vanité.Ne m'imitez pas, mais soyez un prince pacifique, et que votre principale application soit de soulager vos sujets. » -  Louis XIV à l’aube de sa mort à son successeur, le petit Dauphin Louis XV.

 

Louis XV

Louis XV, pastel de Quentin de La Tour, 1748

Marie Thérése de Habsbourg

Marie-Thèrèse de Habsbourg, mère de la future reine de France, Marie-Antoinette.

Nous sommes en 1756, sous le règne de Louis XV dit « Le Bien-Aimé » -à la mort du grand Roi Louis XIV, son arrière grand-père, il bénéficie d’un grand soutien populaire-

Pourtant, côté « conquêtes territoriales », la France a besoin de s’allier pour prévenir les attaques  d’autres puissances (la Grande Bretagne et la Prusse à l’époque).

 

« le Traité de Versailles »

 

C’est avec l’Autriche, que la France va signer le 1ermai de cette année,  « le Traité de Versailles » plus connu sous le nom de 1er Traité de Versailles, dans lequel, les deux Etats se promettent une assistance mutuelle durant une trentaine d’années. Quelques mois après cette alliance Franco-Autrichienne, les voici engagés dans la Guerre de Sept Ans contre l’alliance Anglo-Prussienne.

Cette  guerre  se révéla pour Louis XV une opération désastreuse, car la France accumula les défaites sur terre et sur mer. Et pour cause, elle eut  à combattre avec pour seul objectif de guerre celui d’aider Marie-Thèrèse de Habsbourg qui règne sur Vienne. Cette dernière s’engage en effet dans un conflit maritime et colonial, voulant récupérer la Silésie – ce en quoi elle échouera.

 

Dans ce marasme, que tirer comme bénéfices de cette alliance me direz vous ?

 

Une nette réconciliation des maisons de Bourbon et de Habsbourg-Lorraine, mais aussi un demi-siècle de paix à la Rhénanie, aux Pays-Bas autrichiens, à l’Italie du Nord et aux provinces françaises du Nord-Est, ce qui a facilité l’essor économique et culturel de ces régions au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

 

 ©Versailles, toute une Histoire.

 

 

Sources : Jean Bérenger -professeur à l’université de La Sorbonne / www.wikipedia.fr/